Inspiration
Le projet est né d’une découverte sur YouTube, en tombant sur des courts-métrages d’horreur minimalistes comme Ignore It ou Lights Out. Ces œuvres très courtes mais efficaces montrent qu’il n’est pas nécessaire d’avoir des effets spectaculaires pour créer une peur viscérale : une règle simple, une situation quotidienne, et une rupture suffisent à marquer durablement le spectateur.
Ce visionnage m’a inspiré à explorer une idée similaire, adaptée à un contexte plus contemporain : un village moderne, éclairé par des lampadaires LED, mais toujours hanté par une règle archaïque : « Ne sors pas après minuit. »
L’intention était claire : retranscrire cette économie de moyens et ce minimalisme narratif dans un film conçu avec l’IA, où la peur vient moins de ce qu’on voit que de ce qu’on imagine entre deux plans, entre deux clignements d’yeux.
What it does
Ne sors pas après minuit est un court-métrage d’horreur psychologique construit intégralement à partir de prompts image-to-video optimisés. Il démontre : • comment l’IA peut être utilisée comme un outil de mise en scène, en traduisant des descriptions précises en séquences cinématographiques réalistes ; • comment des règles simples (ne pas sortir après minuit, ne pas cligner des yeux) peuvent générer une tension narrative universelle ; • comment le langage visuel et sonore (contraste chaud/froid, silence/grésillement, souffle/respiration) peut recréer une immersion digne d’un film traditionnel.
Le projet agit donc comme un pont entre la narration classique et la création générative, prouvant que l’IA ne remplace pas l’auteur mais augmente sa capacité à matérialiser une vision.
How we built it
Nous avons construit Ne sors pas après minuit comme un véritable court-métrage cinématographique, en transposant les méthodes de tournage traditionnelles dans un workflow IA. 1. Scénario et structure narrative • Écriture en quatre actes (introduction, montée de tension, climax, chute). • Découpage précis en scènes → plans → angles de caméra. • Définition des dialogues et ambiance sonore pour rythmer la narration. 2. Direction artistique et cohérence visuelle • Choix du style cinematic realism en 16:9 pour imiter le rendu d’un film hollywoodien. • Contrastes visuels forts : intérieur chaud (tungstène) vs extérieur froid (LED bleutées). • Images de base générées et upscalées via MidJourney pour assurer un rendu haute qualité. 3. Prompts image-to-video et animation • Prompts ultra-détaillés rédigés avec ChatGPT (plans, angles, sons, cohérence spatiale). • Conversion en vidéos via VEO 3, optimisé directement par CapCut pour un rendu fluide et réaliste. 4. Son et immersion • Utilisation de ElevenLabs pour générer certaines voix et sons spécifiques. • Bruitages précis intégrés (tic-tac horloge, souffle, grésillement de lampadaire, vent, respiration haletante). • Exploitation du silence comme outil narratif pour amplifier la tension. 5. Montage et cohérence finale • Montage et post-traitement directement réalisés dans CapCut, en combinant toutes les séquences. • Vérification plan par plan pour assurer continuité (capuche, lumières, ambiance). • Ajustement final des couleurs, du rythme et du mixage audio pour une expérience cinématographique complète.
Challenges we ran into
- Cohérence visuelle
• Les générateurs d’images produisent parfois des variations imprévues (capuche baissée puis relevée, incohérences dans les ombres ou les détails du décor).
• Il a fallu ajuster continuellement les prompts pour maintenir une continuité digne d’un vrai tournage.
- Traduction des effets cinématographiques • Certains mouvements de caméra complexes (handheld + tracking + close-up combinés) n’étaient pas bien interprétés. • Nous avons appris à simplifier et à découper les instructions pour que l’IA comprenne la logique ciné.
- Gestion de la lumière • Reproduire le contraste entre l’intérieur chaud (tungstène) et l’extérieur froid (LED bleutées) a demandé plusieurs itérations. • Le rendu devait rester réaliste, sans tomber dans l’exagération artificielle.
- Synchronisation audio/vidéo • Intégrer des sons précis (respiration, souffle, tic-tac, grésillement) en cohérence avec l’image a nécessité de nombreux ajustements. • Certains effets (comme la buée sur la caméra à chaque respiration) étaient difficiles à traduire fidèlement.
- Pipeline multi-outils • Jongler entre MidJourney, VEO 3, CapCut, ElevenLabs et ChatGPT impliquait une organisation stricte. • Chaque outil a ses forces mais aussi ses limites ; la difficulté a été de les faire dialoguer sans rupture.
Accomplishments that we're proud of
• Un court-métrage complet en 4 actes, conçu avec la rigueur d’une production cinématographique classique (scénario, storyboard, découpage, direction photo) mais réalisé entièrement via l’IA. • Avoir trouvé un équilibre entre narration minimaliste et immersion psychologique, en exploitant les silences, le son et la lumière comme leviers de peur. • La cohérence visuelle et sonore obtenue malgré la complexité du pipeline multi-outils (MidJourney, VEO 3 via CapCut, ElevenLabs, ChatGPT). • Avoir réussi à transformer une simple idée inspirée d’un court sur YouTube en une œuvre originale, immersive et prête à concourir dans un festival. • Prouver que l’IA n’est pas une “solution magique” mais un outil de cinéma exigeant, qui demande de la précision, de la créativité et un vrai sens de la mise en scène.
What we learned
• Que la précision du langage est cruciale : un prompt trop vague donne un résultat incohérent, alors qu’une description détaillée permet d’obtenir un rendu digne d’un vrai tournage. • Que l’IA peut être utilisée comme un véritable outil de mise en scène, mais qu’elle exige la même rigueur qu’un plateau de cinéma : storyboard, cohérence des plans, continuité des détails. • Qu’un film d’horreur fonctionne avant tout grâce à la gestion du temps et du silence : laisser le spectateur anticiper, puis briser son attente avec un choc brutal. • Que travailler avec plusieurs IA (MidJourney, VEO 3, CapCut, ElevenLabs, ChatGPT) implique une organisation stricte, proche d’une chaîne de production professionnelle. • Enfin, que l’IA ne remplace pas l’auteur : elle amplifie sa créativité. Chaque plan, chaque son, chaque ambiance a nécessité une intention artistique humaine pour être traduit en images et en sons convaincants.
What's next for Ne sors pas après minuit(Do Not Go Out After Midnight)
• Diffusion en festivals : Soumettre le film à des compétitions comme le Chroma Award afin de tester son impact auprès de jurys professionnels et d’un public averti. • Version longue : Explorer l’univers narratif dans un format plus étendu (10–15 minutes) avec de nouvelles scènes, afin de développer davantage la mythologie du village et des silhouettes. • Expérimentation sonore : Approfondir le design audio avec une spatialisation 3D immersive (sons binauraux, Dolby Atmos) pour renforcer la tension et l’immersion. • Collaboration créative : Travailler avec d’autres artistes (musiciens, sound designers, écrivains) pour enrichir l’esthétique et pousser l’IA encore plus loin comme outil de co-création. • Transmédia : Développer une expérience interactive ou un format narratif parallèle (mini-série web, VR, expérience immersive) basé sur la même règle : « Ne sors pas après minuit.
Built With
- capcut
- chatgpt
- elevenlabs
- midjourney
- veo3
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